
Grincement d'une lourde porte de grange. Le bois exhale son parfum, humide, vieilli, sali. Des histoires à dormir debout, à écouter assis sur les genoux d'un dromadaire engourdi, quand le printemps s'assoit et rit à gorge déployé, que les arbres ploient sous son poids et que la mer se déchaîne au milieu des grues diluviennes. Une substantifique moelle tentaculaire qui s'enroule autour de l'éléphant, s'y enlise. ça serpente en chœur, ça sent le printemps et ça picote, mais c'est pas grave. Les volutes mortelles qui s'immiscent, partant de ses pattes grelottantes débouchent dans son fort intérieur. Il caresse les poils de métal de son animal de bois, gratouille et chatouille son ventre, jusqu'à faire doucement rire la petite bûche.
3 commentaires:
"Éléphoulpe"…
Dur à prononcer…
Mais agréable à regarder :)
Un seul mot : génial !!! ça me plait beaucoup !
Hihi, merci !! >_<
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